La machine à rêve est une structure d’interférence urbaine. Elle se base sur les sculptures cinétiques de Théo Jansen et propose un mécanisme participatif qui invite à l’onirisme. Réalisée avec des matériaux issus du réemploi, sa structure légère en bambou et acier offre un hôtel à sieste nomade qui imite les mouvements des oiseaux migrateurs.
Censée interroger la place du bien-être individuel dans l’espace de la rue, cette structure d’interférence questionne également les notions d’appropriation et de l’imprévu dans la ville et son environnement parfois agressif. À la frontière de l’installation scénographique, la machine à rêve invite à la rencontre et développe un nouveau rapport au mobilier urbain et aux usages permis par l’espace public. Réalisée dans le cadre d’un studio de projet à la Villette (75), cette structure fut offerte aux usagers du canal de l’Ourcq durant les après-midi ensoleillées parisiens.
Objet d’interrogation par les passants, de fantasme, de curiosité saine mais aussi de jeu par certains enfants qui ont vite transformé le volatile mécanique en château fort imprenable, véritable citadelle ludique.



